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Les habitants de Clessé s'appellent les Clesséens. La commune de Clessé est située entre le Bocage et la Gâtine, à environ 20km de Parthenay et de Bressuire, les deux villes les plus proches. Elle fait partie du canton de Moncoutant et de la Communauté de communes Terre de Sèvre. Clessé s'étend sur 2836 hectares et compte 924 âmes (chiffres 2006). La commune est située à 181 mètres d'altitude moyenne, elle est également entourée de collines qui font le charme du paysage.

Clessé est une commune très dynamique : de nombreuses associations y sont présentes et une quinzaine de familles ont élu domicile à Clessé ces dernières années. Le paysage naturel est également un atout pour Clessé. En effet, on peut toujours admirer quelques moulins à vent, un moulin à eau. La relaxation est de mise grâce aux magnifiques parcours de randonnée pédestre ou à vélo et au plan d'eau, très agréable.

Les employés communaux et la population s'investissent vraiment pour faire de Clessé un lieu où il fait bon vivre. En 2006, Clessé a remporté le Concours départemental des communes fleuries, ce qui permet le bien-être de la population.

vues aériennesClessé vu du ciel (Cliquez sur l'avion)

 

Données du recensement 1999

En attendant la poublication des données du recensement 2006, celles de 1999 donnent des informations intéressantes quant à la composition de la population de Clessé.

En effet, il apparaît qu'à cette date, la proportion des habitants de moins de 20 ans est de 25%, ce qui n'est pas négligeable. On comptait 433 femmes (dont 109 de 20 à 39 ans) pour 461 hommes (dont 121 de 0 à 19 ans).

Prêtons attention à la répartition de la population de la commune de Clessé selon les différentes catégories socio-professionnelles. On remarque que les actifs les plus représentés sont ceux répertoriés dans la catégorie "autres actifs", qui comprend les assistantes maternelles, par exemple. Viennent ensuite les retraités (22%), les ouvriers (17%), les agriculteurs (7%), les employés (5,4%), les professions intermédiaires (5%), les artisans (2,7%) et enfin, les cadres ne représentent que moins de 1%.

Alors que la population à l'echelle nationale tend a vieillir, ce n'est pas le cas à Clessé. En effet, on compte 34,9% de jeunes entre 0 et 29 ans et 36,1% de personnes entre 30 et 59 ans, alors que les personnes entre 60 et 95 ans ne représentent que 29,6%.

On peut donc en conclure que Clessé est une commune plutôt jeune. Les chiffres du dernier recensement effectué en mars 2006 vont-ils confirmer cette tendance?

source: INSEE

 

 

 

 

 
Le nom de Clessé est apparu en 1275. A cette époque, la commune dépendait de l’archiprêtré de Parthenay, de la Sénéchaussée et de l’élection de Poitiers.
Au 14ème siècle, le fief de Clessé s’étendait sur une partie de la paroisse de Neuvy. Il relevait de la châtellerie d’Airvault et du Vicomté de Thouars et dépendit, à partir de 1650, des Mothes.

 

Avant la Révolution, des pèlerins venus, avec croix et bannières, de dix-sept paroisses, se donnaient rendez-vous à Clessé le 31 octobre, à l’occasion de la Saint-Hilaire, protecteur des récoltes dont la statue est toujours dans le chœur de l’église et que l’on invoquait également contre la grêle.
Lorsque le pays, la paix revenue, eut retrouvé son calme, une dizaine de paroisses reprirent la tradition.
Mais le rassemblement ayant donné lieu, les années précédentes, à des manifestations d’ordre politique, le pèlerinage fut interdit, en 1834, par l’autorité préfectorale.

 

En 1792, dans le même temps que les insurrections de Moncoutant et de Châtillon sur Sèvre, des Royalistes venus des paroisses voisines brûlèrent les papiers de la municipalité de Clessé et s’emparèrent d’une partie des fonds publics.
Les citoyens Mottet et Grellier représentèrent la commune, le 21 janvier 1799, à la fête organisée par le district de la Chapelle-Saint-Laurent, à l’occasion de l’anniversaire: « la juste punition du dernier roi des français » (référence à la date à laquelle Louis XVI fut guillotiné: le 21 janvier 1793).
Au cours des derniers mois de 1799, des bandes d’insurgés qui se terraient dans les bois de Villegué pénétrèrent dans plusieurs métairies de la commune, s’y firent servir à manger et rançonnèrent les cultivateurs.

Source: Maurice POIGNAT, Le Pays du Bocage, Edition du Terroir

 

Si depuis le 30 avril 2005, deux moulins, fort bien réalisés par les employés communaux, tournent sur le rond point du centre bourg ce n'est pas un hasard. En effet, jusqu'au 20ème siècle où apparaissaient les boulangeries dans chaque commune, le pain se faisait dans les fermes. Il fallait donc faire sa farine et pour cela avoir recours au meunier.

Deux moulins contribuent encore à la renommée de Clessé :

 

Le moulin du Peu ( jadis moulin à vent ):

Suite à la mission du 4 au 26 décembre 1932 prêchée par le RP ARSENE assisté du Père BRUNO (de la Côte d'Ivoire, de passage à Clessé pour la Toussaint) le propriétaire du moulin, Mr GRANCHAMP accepte qu'une croix soit élevée sur son moulin.

Une souscription est ouverte: les paroissiens sont sollicités pour le financement. Il y aura 11 listes de généreux donateurs

La mission dure tout le mois de décembre avec des réunions tous les soirs, une fête des enfants, des réunions d'hommes (130, 170 et 190 participants à Clessé, 2 fois 150 à Laubreçais). La cérémonie de clôture, qui célèbre l'achèvement de la croix, est reportée plusieurs fois. En effet, il n'y a pas eu de travaux durant l'hiver et début avril car les ouvriers étaient malades. C'est donc une nouvelle équipe qui, début mai s'attaque au chantier: ce sera un monument de 16 mètres (la croix faisant 8m).

Le prêtre de la commune, Constantin IMBERT, demande, dans son bulletin mensuel, de "ne pas oublier d'envoyer des chèques pour ce calvaire qui sera le plus beau de la région". Le calvaire est terminé en juin, l'inauguration est fixée au 15 août 1933 en présence du RP ARSENE. La fête est réussie au-delà des espérances: les façades des maisons sont décorées (guirlandes, oriflammes), la croix arrive sur un char tiré par 6 paires de boeufs et le calvaire est béni.

 

Le Moulin carré ( moulin à eau ):

Propriété de la famille MENARD, Gabriel puis son fils Jacques, il a été longtemps exploité par Léopold BAUDOUIN puis par son fils Raymond (devenu ensuite boulanger à Clessé). Ce fut ensuite M. AUDEBAUD.

En septembre 1941, c'est Emile DELUMEAU qui arrive avec ses deux enfants Michel et Monique. Michel raconte: "Mon père travaillait dur. L'hiver, quand il y avait beaucoup d'eau, 3 meules tournaient en même temps: l'une fabriquait la farine destinée aux boulangers, l'autre de la farine de moins bonne qualité pour les animaux et la troisième, que l'on qualifiait pendant la guerre "la meule interdite", produisait de la farine blanche (l'actuelle farine). Mon père s'est d'ailleurs fait prendre par des inspecteurs des fraudes et a dû payer une forte amende. En mars 1942, la roue cassa. Ma mère pleura, il fallut 6 bons mois pour que mon oncle Alfred la remette en état. Je me souviens également que nous avons caché plusieurs réfugiés. A cette époque 3 meuniers travaillaient au moulin : MM. Léon SITTON, Raymond BAUDOUIN, et mon père. Il tournait parfois jour et nuit. L'été c'était le moteur de la machine à battre de Camille DROCHON qui l'actionnait mais pour la saison 47-48, mon père acheta un moteur diesel. Mes parents ont arrété le moulin en 1955 puis ils ont quitté Clessé pour Moncoutant en 1958".

Le moulin est alors laissé à l'abandon. Il est même pillé par des propriétaires de moulins qui veulent rénover leur bien à bon prix.

Il faudra attendre 1992 pour voir renaître le Moulin Carré. M. Serge RECHARD en fait l'acquisition et entâme la réfection du moulin (il tourne de nouveau) et la rénovation des bâtiments: il en fait une maison d'habitation et un gîte pour 6 personnes.

Mis à la disposition des écoles de la Chapelle-Saint-Laurent et de Clessé et depuis 3 ans du Comité des Fêtes, il retrouve son activité lors de la fête du pain. Ce jour-là on y fabrique de la farine et du pain est cuit dans le four situé juste en face du moulin.

 

Dans le procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Clessé et sa division en sections en date du 29 avril 1811, on note concernant les moulins:

Moulins à eau: Il existe 5 moulins à eau : ils sont à saut et à un seul tournant et manquent d'eau une partie de l'année. Ils sont répertoriés en 2 classes:

  • La première classe qui est sur le ruisseau qui prend sa source à la fontaine de la Couaillère. Ce ruisseau fait tourner conjointement avec l'étang des Freaux les moulins d'Audoyer (du Douet) et Carré. Ensuite le ruisseau de la Touche, après avoir fait tourner le moulin de la Gourbeillerie se réunit à ce ruisseau. Ils font ensemble tourner les moulins de St Benoît et de La Roche. Les propriétaires des moulins Audoyer et Carré, St Benoît et La Roche sont obligés dans le temps de sécheresse, de payer un droit au propriétaire de l'étang des Freaux pour l'eau qu'ils en tirent.
  • La deuxième classe, qui est sur le ruisseau de la fontaine de la Touche qui a un cours d'eau très faible et qui se met à sec très promptement.

Moulins à vent: Il existe 6 moulins à vent qui ne tournent que lorsque les autres moulins manquent d'eau. Ce sont les moulins du Peu, de la Piotière, de la Roche Gabard et de La Roche (près de Puy Fleury). On trouve aussi des vestiges à Rimbert et Villegué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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